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Faut-il suivre une stratégie d'intégration verticale ?

La revue de McKinsey ressort un article de 1993 qui me semble bien intéressant et qui porte sur l'intégration verticale.

L'intégration verticale est une stratégie difficilement réversible qui peut avoir des effets bénéfiques mais elle est très difficile à mettre en place et en cas d'échec, elle est excessivement difficile à "récupérer". Bon, je rappelle que l'intégration verticale a à voir avec la chapine verticale qui est tout le cheminement depuis la conception jusqu'à la vente d'un produit (fabrication, production, distribution, etc...). Je ne rentre pas dans les avantages et inconvénients, vous pouvez trouver ça dans tous les bouquins, mais sur les critères de décisions permettant de décider d'une telle stratégie. Il y a 4 raison pour entramer une intégration verticale:

  • le marché est trop risqué et incertain (c'est la raison la plus importante)

  • les entreprises présentes en amont ou en aval de votre étage dans la chaîne verticale ont plus de pouvoir que les entreprises de votre étage.

Dans ce cas, c'est la fréquence des échange commerciaux et leur intensité (négociation) qui justifie l'intégration. Dans le schém 3, l'intégration verticale vaut le coût (ou le coup) quand il y a beaucoup de transaction et que l'intéraction avec les partenaires est forte. Sinon, cela ne vaut pas forcément la peine.

  • l'intégration verticale va créer des barrières à l'entrée fortes

  • le marché est émergent et l'entreprise doit grossir pour s'imposer, ou bien, à l'inverse, le marché décline et il faut grossir pour jouer sur les effets d'échelle et diminuer ses coûts

Plus intéressant: quand ne faut-il PAS entamer une intégration verticale ?

Ne pas intégrer verticalement à moins d'absolue nécessité. Cette stratégie est très chère, risquée, et difficile à renverser. L'intégration verticale est parfois nécessaire, mais le plus souvent, les entreprises veulent intégrer de façon excessive.

Ceci se produit pour deux raisons : (1) les décisions d'intégration verticale sont basées sur de fausses raisons et (2) les directeurs ne considèrent pas le choix riche de stratégies de quasi-intégration qui peuvent être supérieures à la pleine intégration

Ci-contre, un schéma que j'aime bien et qui montre les différents niveaux de création de valeur au différents étages de la chaîne verticale d'une industrie (ici l'industrie du ciment).

La quasi-intégration c'est quoi ? Il s'agit des alternatives à l'intégration verticale et qui ont les mêmes avantages : contrats long terme, joint-venture, licence de brevets, franchises...

Bref, avant de vous décier à intégrer verticement, réfléchissez bien, et pour cela, voilà un schéma bien utile:

Si vous voulez accéder à l'article complet, qui aborde également la façon concrète de réaliser une intégration verticale, contactez-moi (article en anglais).

d'après JOHN STUCKEY AND DAVID WHITE, 1993, McKinsey Quarterly.

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